LA METAKINEBIOLOGIE®
Par Philippe BERTHOLON

SENS - COHERENCE - CONFIANCE
Dans le numéro cinq de Cause et sens, je vous ai communiqué ma réflexion et mon expérience concernant l'équation du mieux-être. Je vous propose aujourd'hui de développer un peu plus dans le détail les rouages de cette mécanique de base.
Même ci cela parait une évidence, un point important concerne la relation consultant / praticien. Une partie essentielle du processus de basculage dans ce mécanisme de mieux-être est en rapport avec la confiance et le pouvoir, certes subjectif, du transfert effectué sur le praticien. Quelle que soit la pratique, ou la technique employée le processus est identique !
La confiance est un élément fondamental du système, mais il sous-tend, pour être durable, deux autres principes de base. Comme le souligner récemment une consultante " je rentre dans la confiance uniquement parce que cela a du sens et de la cohérence dans mon histoire !"
Pour le mental conscient si je comprends le SENS de ma difficulté ou de mon dysfonctionnement et qu'en plus cela est COHERENT dans ma biographie personnelle, alors je peux être en CONFIANCE.
SENS, COHERENCE et CONFIANCE sont des ingrédients essentiels dans la mécanique du processus de rétablissement de l'équilibre.
Comprendre le SENS d'une pathologie sans résonance concrète dans l'histoire de la personne se résume régulièrement par une connaissance purement intellectuelle sans incidence.
Comprendre la COHERENCE d'une succession d'événements sans en déterminer le SENS profond, abouti également a une connaissance uniquement intellectuelle.
Par contre l'intégration dans "une pratique" de ces trois principes ouvre les portes d'une mise en conscience rapide et l'assimilation du mécanisme d'auto guérison.
A cette phase du travail, la prise de conscience que "je suis le seul à pouvoir trouver une solution à ma problématique" devient fréquemment,  pour de nombreux individus, un stress supplémentaire.
Le praticien avisé, peut saisir l'opportunité du climat de confiance instauré pour éveiller la lucidité de son consultant. En lui proposant de modifier son système de croyance par la mise en action d'un nouveau fonctionnement possédant du sens et de la cohérence, la personne peut ainsi lever ces doutes.
A la fois seul l’individu a le pouvoir d’auto régulation au niveau biologique, mais il est important de prendre en compte que notre mental "pense" que la solution vient de l’extérieur.
D’autre part, même si intellectuellement j’ai compris que moi et moi seul peut trouver la solution et le dépassement de ma problématique, une part de mon inconscient doute et se rassure s'il y a un apport externe.
Ce mécanisme à été très bien décrit au début du siècle dernier par les travaux du Docteur Hippolyte Bernheim* sur l’hypnose et le pouvoir de la suggestion. "Tout pouvoir est dans le patient, mais le patient a besoin de croire qu’une partie du pouvoir est dans le thérapeute..." (d'où l'importance du climat de confiance)
En résumé, soit l’on se retrouve face à une prise de pouvoir dans lequel "je sors de l’ordre des choses" et j’impose;
Soit, je renvoie la personne à son propre pouvoir de résolution et donc pour certains à leurs doutes et leurs peurs !

Ma proposition est intermédiaire et échafaudée dans la conscience.

"Vous êtes la seule personne compétente à pouvoir faire quelque chose pour vous-même, mais si vous m’investissez de votre "confiance" et me donnez le "pouvoir" de "faire", alors je vous renverrai par procuration cette possibilité de résolution et mon intervention va apaiser votre mental et vous permettre de mettre en place le processus de réparation".
Le terme de facilitateur prend alors toute sa signification.
Mesdames et Messieurs les praticiens et les éducateurs, réévaluez objectivement les cas où les résultats sont là et ceux où les résultats sont aléatoires, regardez le profil psychologique du consultant et son transfert.
Vos témoignages viendront enrichir ou changer cette "théorie" qui pour moi est devenu un constat.

L’intérêt pour "le mental" c'est qu'il a ainsi plusieurs possibilités et dans ce choix il ne se sent pas piégé; alors le niveau de stress est en baisse.
Pour résumer :
La solution n'appartient qu'à l’individu, mais le potentiel permettant la mise en action des processus biologiques de réparation est optimisé :

  • Dans la mesure où le disfonctionnement a un "sens".
  • Quand dans l’univers de la personne ce sens prend toute sa "cohérence".
  • Quand cette cohérence entraîne un transfert de "compétence" dans cette dimension de confiance.
Alors tout est possible!

Dans ce monde matérialisé uniquement au travers des croyances et des illusions, faire le choix des illusions positives, rend pour moi indéniablement la vie plus confortable.

* Docteur Hippolyte-Marle BERNHEIM ( 1837-1919) Travaux sur l’hypnose et la suggestion - Créateur de l’école de Nancy - Père de la Psychothérapie - Collaboration avec Freud


MKB® et TECHNIQUE D'ANCRAGE
Par Philippe BERTHOLON

Afin d'optimiser la déprogrammation d'une problématique, il est essentiel que la mise en conscience soit totale! L'expérience m'a démontré que fréquemment les consultants avaient tendance à "zapper" certaines informations de leur histoire et souvent pas des moindres. En séminaire, il m'arrive régulièrement de reprendre l'histoire de certains participants comme exemple de travail.
Mon étonnement fût grand de constater, le regard étonné, voir surpris de plusieurs personnes dans la narration de leur histoire. La mise en évidence de l'occultation d'événements  dans leur biographie m'a amené à la mise en place d'un protocole efficace.

 
TECNIQUE D'ANCRAGE
POUR
UNE MISE EN CONSCIENCE

 
1) FAIRE LES LIENS Entre  les déclencheurs et le(s) programmant(s).
Chercher les dénominateurs communs en termes de "Ressenti" dans les différents "Vécus" de l'individu.
2) FAIRE LA SYNTHESE DE L'HISTOIRE DU CONSULTANT En reprenant les différents "liens" qui créent la "cohérence" de l'histoire de la personne.
3) RACONTER AU CONSULTANT SON HISTOIRE
Important
Comme si l'histoire était celle de quelqu'un d'autre. (Permet d'alléger, voire d'éviter les mécanismes de défenses qui induisent le déni).
4) DEMANDER AU CONSULTANT DE RACONTER SON HISTOIRE Après quelques jours, pour intégration de l'information. (Lors d'une autre séance par ex.) Pour permettre la mise en évidence des informations occultées par le mental.
Rectifier ou compléter si nécessaire
5) DEMANDER AU CONSULTANT D'ECRIRE SON HISTOIRE Travail personnel à faire chez soi.
Faire le point si nécessaire.


PETIT DECODAGE EN PASSANT…
Par Philippe Bertholon

Histoire d'une fillette de 8 ans en pré-puberté.

Une maman demande un rendez-vous en urgence  pour sa petite fille de 8 ans, car celle-ci est en phase de pré-puberté. Le médecin de famille propose de mettre cette enfant sous hormones pour bloquer le processus qu’il estime prématuré. La maman, réflexologue et naturopathe, souhaite, dans une démarche de santé holistique, suivre en plus de l'approche halopatique une démarche de compréhension du phénomène.
Suite aux prétests d'équilibrage indispensables, nous déterminons par testing neuro-musculaire, que l’origine émotionnelle de la problématique pourrait ne pas appartenir directement à l’enfant, mais remonterait à un traumatisme générationnel inscrit chez la mère.
L’intuition, l’expérience thérapeutique et une vérification par tests, m’incitent à demander à la mère, "Que s’est-il passé pour "vous" à l’âge de 8 ans ?"
Cette femme explose en sanglots, vous savez de ces gros sanglots entrecoupés de soupirs comme le font les enfants. Elle avait occulté et enfoui dans son inconscient une violence sexuelle survenue dans son enfance au même âge que sa fille. (Phénomène fréquent ! Face à la peur, la douleur ou la peur de la douleur, le mental met en place et ceci dans un but de protection la dissimulation de ce type d'information).
Nous venions de mettre en évidence la possible cause programmante et le déclencheur de la problématique chez l’enfant, notamment, la date anniversaire de l’événement inscrit chez la  mère.
Il nous faut comprendre maintenant pourquoi cette petite fille va avoir ses règles et en quoi, pour son cerveau ceci est une solution gagnante.
L'hypothèse posée est qu'il est important de savoir et d’accepter que chaque dysfonctionnement, chaque problématique ou difficulté biologique correspond à un ressenti psychologique extrêmement précis, d’une précision de laser. La problématique aurait pu se manifester sous des formes différentes, par exemple, une infection vaginale, un kyste, une bartholinite, etc.… Mais non ! La solution que le cerveau de cette enfant à mis en place est : "tu auras tes règles à 8 ans"  car c’est la solution du problème.
Dans nos sociétés, une petite fille de 8 ans qui fait ou a qui on fait des attouchements sexuels induit un traumatisme psychologique.
Alors que si je suis une femme, cela devient autorisé et donc une solution pour le cerveau !
La mise en conscience doit absolument être totale, et il est important de retracer "l’histoire" pour que cela devienne une évidence pour la personne.
La lucidité est nécessaire et doit se faire au-delà du mental, pour que le mécanisme d'équilibrage se mette en place. Sinon, ce n’est qu’une compréhension purement intellectuelle et la bascule "solution - réparation" ne s'effectue pas.
Nous avons donc travaillé sur les différents  niveaux de l’être pour que le processus s’intervertisse.

  • Mental : mise en conscience de l’histoire personnelle.
  • Cerveau : Déprogrammation du schéma émotionnel avec une technique de libération de l’aire d’intégration émotionnelle dans le cerveau limbique.
  • Energétique : Equilibrage des méridiens et des plexus concernés.
  • Spirituel : mise en conscience des interactions et du sens de cette manifestation dans le vécu et le ressentiment de la mère et de l’enfant dans leur chemin de Vie respectif.
"La cerise sur le gâteau" est la mise en évidence que le prénom même de l'enfant n'était pas dû au hasard, et qu'il était potentiellement porteur du conflit originel de la mère. Parmi tous les prénoms qui existent et qui sont d'usage dans notre société, cette femme va appeler sa fille "Sophie-Marie".
Si je demande, et j'ai fait l'expérience de nombreuses fois, à quoi vous fait penser le prénom "Sophie" ?
La réponse est quasi instantanée! On me  répond, soit la sagesse, soit la comtesse de Ségur et les malheurs de Sophie ! Notre inconscient collectif est porteur de ces messages inconscients.
Cette femme va donc donner à sa fille un prénom en relation avec son histoire traumatisante. Elle lui donne en même temps une forme de solution en lui accolant un deuxième prénom, et pas n'importe lequel. "Marie", la vierge, celle qui n'a pas "fauté", celle qui est l'immaculée, et tout ceci afin de compenser sa problématique. Pour "le cerveau" de cette petite fille, c'est la solution (cette interprétation est bien entendu subjective, mais prend du sens dans cette histoire précise).
Tout est rentré rapidement dans l’ordre, ceci confirmé par un bilan sanguin effectué une dizaine de jours plus tard. Souhaitons que cette enfant  puisse faire sereinement le moment venu son orage hormonal dans le calme et l’harmonie. ( Un autre examen un an plus tard confirme la stabilité. )