L’INCONSCIENT
CELLULAIRE
La Métakinébiologie® donne au thérapeute une possibilité
d’accès aux mémoires conscientes, subconscientes, inconscientes, cellulaires
et holographiques du corps avec une extrême rapidité grâce à un test neuromusculaire
de précision. Elle est avant tout « un outil » qui s’inscrit dans
une dimension unique d’instrument ontologique nous proposant des clefs ouvrant
les portes de la connaissance de l’être. Ici, ce n’est pas le mental conscient
qui s’exprime, mais le système corps-cerveau inconscient de la personne.
Salomon Sellam : J’ai rencontré Philippe Bertholon
au début de l’année 2001. Lors de notre rencontre et de notre entretien, il
me communiqua que les cent premières pages d ’ « Origine et prévention des maladies »
étaient, à peu de choses près, ce qu’il avait commencé à écrire !
S’il s’agissait de la même chose,
cela voulait peut-être dire que nous partagions les mêmes idées. J’ai ensuite
appris à le connaître. Il fait un travail fantastique qui s’articule parfaitement
avec le décodage biologique, l’analyse psychosomatique et la psychologie.
Il a acquis une grande expérience
thérapeutique grâce à de nombreuses formations et surtout par un long cheminement
personnel, ce qui n’est pas le plus habituel dans le monde de la biologie.
J’apprécie aussi sa grande humilité,
sa manière d’aborder les situations pour progresser.
Par la suite, dans cette idéologie,
nous avons inclus d’autres personnes à notre tandem.
Il va donc vous présenter ce qu’il
sait faire le mieux : la Métakinébiologie®.
Philippe Bertholon : Tout d’abord, merci de votre
présence, et avant de commencer, j’avais le souhait de vous exprimer que ce
genre d’exercice n’était pas coutumier pour moi. Je vais donc solliciter votre
bienveillance et votre tolérance pour cet exposé, en espérant que le stress
n’embrouille pas mon cerveau !
Salomon, un jour, m’a appelé en me demandant de biffer sur
mon carnet de rendez-vous les journées autour du 11 novembre et m’a proposé
pour ce forum de parler de la « mémoire
cellulaire ».
Je n’ai pas prévu de trame spécifique
pour cet exposé et préfère essayer de rebondir sur ce qui a été abordé ce
matin afin de progresser dans le même sens, et vous faire comprendre comment
on peut articuler l’analyse psychosomatique évolutive avec ce concept que
j’ai élaboré, « la Métakinébiologie® ».
Ce concept tient compte de plusieurs
grands courants à la fois éducatifs, thérapeutiques, de communication
et de développement personnel, qui lui servent de ferments.
En premier lieu, il est important de rappeler et de prendre
conscience que le postulat sur lequel nous appuyons nos théories est
que la maladie ou le simple mal-être est toujours une solution pour le cerveau
en terme de gestion bio-logique des stress. Cela paraît être un invariant
universel.
Si nous prenons en compte un dysfonctionnement
particulier installé dans le corps d'un individu, nous pouvons observer et démontrer
que le cerveau n’avait pas d’autre solution pour continuer à se maintenir dans
ce processus fondamental, à savoir : « le mécanisme de survie ».
Cela peut paraître surprenant
pour certains d’entre vous, mais la nature nous en fait la démonstration quotidiennement.
Ce matin,
Salomon vous a expliqué les rapports implicatifs d'équilibres de survie qui
s'élaborent entre le monde animal et le monde végétal : ils se présentent
toujours en terme de solution de survie.
Les gazelles raffolent de l'écorce
des acacias, mais dès que l'arbre perçoit qu'il est en danger, il fabrique
des tanins pour repousser l'animal ; à ce moment-là, l’animal se met
en quête d'un autre acacia. Jean-Marie Pelt (Pharmacien, agrégé,
botaniste, toxicologue Français) a démontré que si nous mettons des
gazelles dans un enclos fermé et qu’elles ne peuvent trouver d'autres arbres
pour s’alimenter, les acacias fabriquent des tanins très puissants au risque
d'une autodestruction pour repousser l’animal. Dans ce mécanisme de survie,
l'animal et le végétal vont au bout de leur paradoxe. L'animal affamé mange,
l'arbre fabrique du poison, et sans solution concrète ils vont vers une mort
certaine : L'acacia a mis en place une solution de survie, mais sans
changement de condition, le processus va au bout de son terme par un auto-empoisonnement.
Le constat est que pour les êtres humains, c’est un peu la même chose :
dès qu’il y a un sur-stress qui ne peut pas être géré par le cerveau, celui-ci
va mettre en place un dysfonctionnement pour nous alerter. Si nous ne mettons
pas de solutions en place, nous restons prisonniers dans notre processus destructeur.
J’ai l’habitude de parler du cerveau
comme d’un hyper ordinateur, que je nomme le « bio-computer », car les fonctionnements en sont assez proches
voire identiques. C’est une métaphore, cela va de soi !
Mais nous pouvons constater que
mieux nous comprenons le mécanisme d’un ordinateur, mieux nous appréhendons
le mécanisme du cerveau. Nous, les humains, nous avons fabriqué ces ordinateurs
et projeté notre inconscient dans ces machines!
Je vais
reprendre quelques bases indispensables, même si pour certains ce sont des
préceptes connus. Elles vont nous aider à poser les fondements d’une meilleure
compréhension du mécanisme nous permettant d’accéder aux mémoires inscrites
dans la cellule. Pour répondre à la question qui a été posée ce matin, « comment ça marche dans la cellule ? »,
nous ne pouvons l’expliquer aujourd’hui de façon mécaniste. Cependant, il
y a peut-être une explication au travers de la vision de la physique quantique et
surtout de la notion de « l’hologramme ».
La représentation
holographique des choses nous donne une vision possible et plus précise du processus.
Pour exemple :
Dans chaque
partie de notre corps, nous avons l’ensemble de notre corps. C’est grâce à cela
que certaines techniques ont été développées, comme la réflexologie plantaire,
palmaire, l’iridologie, l’auriculothérapie, la vertébrothérapie etc., et chacune
des parties de notre corps possède la mémoire de la totalité de notre être.
Si l'on progresse plus loin dans le raisonnement, chaque partie du corps est
fabriquée de cellules et chaque cellule est porteuse de cette mémoire.
Où s’inscrit-elle ?
Je ne pourrai pas vous répondre exactement. Nous ne pouvons que constater qu’elle
est inscrite. L’un des moyens de démonstration est de voir que chaque cellule
est capable de se reproduire elle-même, à l’endroit où elle doit se reproduire
si cela est nécessaire. Toutes nos cellules, à part les cellules neuronales,
sont renouvelées plusieurs fois dans notre existence. Donc, elles savent très
bien ce qu’elles ont à faire, exactement, et à quel endroit.
Dans cette
mémoire que nous pouvons nommer « holographique » ou « hologrammique » est inscrit un message qui se véhicule au cours
de notre histoire « biographique », mais aussi dans notre histoire
« générationnelle ou transgénérationnelle ». Parfois, il est inscrit
encore plus loin ; certains l’appelleront alors « vie antérieure » ou « fantasme ». J’ai pris le parti de
le nommer « transposé symbolique ».
Je vous invite à ne pas rester trop accrochés
aux mots eux-mêmes car le langage est à adapter en fonction de chacun. Je vous
invite à retenir le concept plutôt que les mots eux-mêmes.
Il est
important de prendre en compte les trois niveaux de notre cerveau: le reptilien,
le limbique et le néo-cortex. Le cerveau limbique est semblable au disque dur
de l’ordinateur : c’est lui qui emmagasine les informations de notre existence.
Il stocke notre « vécu », support de nos « ressentis »,
eux-mêmes nourris par notre système émotionnel. Je distingue bien ce qui est
« émotionnel » de ce qui est « ressenti », car ce qui est
important, c’est le ressenti, mais celui-ci est alimenté par les émotions. Les
émotions sont les carburants des ressentis. A ce jour, je n’ai pas trouvé de
pathologie en relation avec l’émotion elle-même, mais seulement avec les ressentis.
Je me plais à dire que le vécu n’est pas important, bien qu’il soit un portant
du ressenti; c’est lui qui va porter le ressenti.
Prenons
une situation spécifique, vécue par dix individus. Chacun d’entre eux aura
un ressenti différent. C'est ce ressenti personnel qui peut être problématique
si mon cerveau n’arrive pas à gérer cette charge de sur-stress au-delà de
mon contrôle conscient. Si la difficulté est consciente, a priori, nous pouvons
tenter de trouver des solutions; mais, si celle-ci est enfouie dans mon inconscient,
par définition, nous n'y avons pas accès. C’est là que nous tenterons par la Métakinébiologie® d’accéder à ces informations.
Mon cerveau
fabrique au travers de ce « vécu », de ce « ressenti »,
une étonnante équation mathématique qu'il stocke dans les cellules neuronales
et, par implication, dans toutes les cellules puisque nous avons bien défini
tout à l'heure que la cellule était porteuse de toute l’information de l'individu.
Nous vivons
dans un monde que nous appelons habituellement la réalité, mais ce monde n’est
en réalité qu’une traduction par notre cerveau des perceptions binaires biochimiques
perçues par nos cinq sens. Nous n'avons pas tous la même perception de cet univers
puisque c’est une traduction personnelle. Nous avons des codes communs pour
communiquer, mais pourtant, nous ne voyons pas la même chose, nous n’entendons
pas la même chose, nous ne ressentons pas la même chose, nous ne sentons pas
la même chose, nous n'avons pas la même perception des saveurs: Dans chaque
situation de vie, ce n'est qu'une perception individuelle que nous allons partager
avec l’autre. Alors, si nous nous arrêtons uniquement à la perception de nos
cinq sens, nous nous limitons dans le spectre de toutes les perceptions possibles
de l'univers. Cela va nous permettre, si nous ouvrons un peu notre esprit, d’accéder
également à d’autres dimensions qui ne sont pas facilement explicables, comme
dans le transposé symbolique. Dans certains dysfonctionnements, nous pouvons
nous retrouver dans ces territoires parfois inexplorés.
Certes, ce n'est pas très poétique, je vous l'accorde, mais en réalité,
ce que je ressens, ce que je perçois, ne sont que des échanges biochimiques
électriques entre des cellules neuronales. Si nous reprenons la métaphore de
l'ordinateur, nous créons l’équivalent
de documents informatiques que nous stockons dans des fichiers, puis dans des
dossiers, et enfin dans le disque dur (le cerveau limbique).
Il existe
un paradoxe intéressant à mettre en évidence :
«
Mon cerveau ne connaît que ce qu’il reconnaît ».
Par conséquent,
il ne peut « reconnaître que ce qu’il connaît ».
Paradoxe
du Cerveau :
Cela
nous amène à comprendre que, dans nos dysfonctionnements, il y a toujours
une cause, avec une relation entre le moment du déclencheur et une origine
souvent inconnue dans cette problématique. Le déclencheur est rarement la
source originelle. Le fait de se poser la question intellectuellement nous
permet dans la plupart des cas de retrouver les déclencheurs. Mais nous
allons tenter d’aller un peu plus loin et de chercher la cause, la source.
La proposition est d'aller au-delà de la démarche psychologique. Bien sûr,
l’analyse psychosomatique est l’un des moyens efficaces pour chercher
cette information. Simplement, si cette information est enfouie très profondément
dans notre inconscient, nous allons tourner en rond dans notre recherche en
rapport avec nos processus de dysfonctions. Voir les travaux de GEORG GRODDECK,
Médecin psychanalyste allemand.
Depuis notre toute petite enfance, à chaque moment de notre existence,
nous allons nous formater en fonction de notre milieu socioculturel. Comprenez
que pour tous les cerveaux, le seul vrai programme est un programme de survie.
Et là, nous devons prendre en compte qu’en tant qu’individu je ne suis pas prioritaire :
La priorité est la survie de mon espèce et ensuite ma survie individuelle. Si
nous observons les grandes proies dans la nature, nous pouvons de façon avérée
mettre ce processus en évidence.
Ceci est
un mécanisme important à prendre en compte pour nous permettre de mieux comprendre
pourquoi nous sommes en fidélité familiale invisible ou inconsciente.
Un jour,
je suis conscient d'être porteur de schémas familiaux et, à un moment donné,
à force de recherche, je me rends compte que je les ai compris. Pourtant, je
continue à les porter. Pourquoi ?
Souvent,
on vous conseille de « poser la valise », néanmoins elle est toujours
là…
En fait,
c’est un mécanisme tout simple qui fait partie de mon cerveau archaïque. Nous
retournons de nouveau sur le dispositif de survie, mais ici dans un programme
archaïque. Nous avons l’impression que ce sont nos pensées conscientes et notre
néo-cortex qui gèrent notre quotidien, en réalité, les informations résultent
exclusivement du mécanisme de survie. Comme je viens de le préciser, la
priorité n'est pas l’individu, mais la survie de l’espèce.
Pourquoi
faites-vous des enfants ? Vous pouvez me répondre de façon psychologique :
Par exemple, parce que nous les aimons ou parce qu’ils concrétisent notre couple,
ou toutes autres raisons, mais en réalité, ce ne sont que des chaînes d’hormones
qui vous conduisent à pérenniser l’espèce. Toujours pas très poétique, mais
pourtant c'est la réalité biologique. Ceci dit, au travers de ma propre espèce,
il existe une demande inconsciente encore plus précise qui est de pérenniser
également mon propre clan, ma propre tribu, le propre groupe auquel j’appartiens.
Ensuite, viendra l’individu.
Nous constatons
également que nous vivons dans un monde binaire et ambivalent. C'est-à-dire
que tout et son contraire sont nécessaires
et indispensables à l’équilibre de cet univers. Au niveau des espèces, c’est
la même chose : nous sommes soit des proies, soit des prédateurs. Nous
sommes soit l’un, soit l’autre. En tant qu’êtres humains, nous aurions tendance
à penser, voire à croire, que nous faisons partie du clan des prédateurs. Nous
sommes certainement devenus des prédateurs, mais biologiquement parlant, nous
sommes plutôt mal équipés : nous n’avons ni griffes ni crocs, nous ne courons
pas très vite, notre peau est fragile et ne nous protège que très peu, etc.…De
ce fait, le constat est qu’en réalité, nous fonctionnons biologiquement sur
le modèle des grandes proies (exemple : les gnous, les gazelles, les moutons…).
Il nous
suffit d’observer les gnous, les gazelles ou les moutons, toutes ces éminentes
proies qui servent de garde-manger aux prédateurs, pour mieux comprendre que
la survie de ces espèces passe par le troupeau. Si tous les gnous étaient répartis
dans la savane, à ce jour il n’y en aurait plus, car les fauves les auraient
dévorés les uns après les autres. Par contre, le fait de vivre en troupeau,
dans une cohésion de groupe, permet de mettre en place toute une hiérarchie
pour veiller à la survie de l’espèce. Certains individus seront désignés par
l'inconscient collectif du groupe pour pérenniser cette espèce, alors que d’autres,
les malades, les vieux et les tordus seront en ligne de front pour occuper les
prédateurs et ainsi permettre aux plus performants de fuir pour maintenir l'équilibre
du groupe.
En tant
qu’êtres humains, nous nous retrouvons dans la même configuration afin
de pérenniser la survie de notre clan.
Le drame
que représente la mort injustifiée
ou injustifiable d'un proche va mettre en place un processus où nous allons
recréer des individus pour essayer de soulager la famille de sa douleur et
de sa problématique. C’est un réflexe exclusivement archaïque. C'est à cause
de – ou grâce à - cette interaction, que nous nous édifions des dispositifs de fidélité familiale invisible.
Regardez
bien : le plus difficile pour un être vivant, ce n’est pas la mort ! :
C’est l’exclusion, le bannissement. Si je suis banni, je suis confronté à la
pire des sentences. Depuis la nuit des temps, nous retrouvons cela dans les
peuplades archaïques. Nous pouvons mourir en héros, mais jamais en étant exclu
de son clan. Alors nous nous installons dans un projet où nous devons absolument
adhérer à l'inconscient de notre clan, car nous sommes formatés sur ce modèle
depuis au moins quatre millions d’années. Même si aujourd’hui, en 2004, l’être
humain peut vivre sans son clan, et ceci sans mourir. Mais à l’époque, dans
des temps passés lointains, si j’étais exclu de mon clan, c'était la mort assurée.
Il est important de prendre conscience de cela, de façon à faire remonter l’information
et comprendre ce mécanisme comme étant un mécanisme de survie.
Si à un
moment donné de mon existence, je suis confronté à des situations inconnues,
je vais créer, au travers des solutions que je trouve, des chaînes de neurones
pour essayer de gérer ces conditions nouvelles pour moi.
Exemple:
Ma mère ne m’allaite pas pour des raisons XY. Alors pour survivre, je mets en
place un programme pour me maintenir en vie. Il faut que je sois intéressant,
que je séduise mon entourage pour que ma mère me nourrisse, je suis donc prêt
à toutes les concessions pour continuer à adhérer au clan. C’est l’équivalent
d’un programmant. Cette situation est alors assurée dans mon cerveau comme étant
un référent, et chaque fois que je serai confronté à une situation proche, analogue
ou similaire en terme de ressenti, mon cerveau, par économie, scanne le disque
dur de mon cerveau limbique et vérifie s’il y a déjà une solution en stock.
À partir du moment où il en trouve une en magasin, comme il ne reconnaît que
ce qu’il connaît, il va par priorité la déclencher, même si cette situation
n’est plus adaptée. Bien qu’elle soit obsolète, elle continue à se pérenniser
dans la mesure où elle est en stock et que cela dépense beaucoup moins d’énergie.
Alors je déclenche.
Quand
je manifeste un dysfonctionnement, un mal être, une maladie, le premier réflexe
à avoir, est d’essayer de comprendre qu’elle a été la situation qui a provoqué
le dysfonctionnement que mon cerveau a du mal à gérer. C’est une grande partie
du travail. Mais le but est de remonter
encore plus loin dans le temps, à la source, ce que je nomme « la date de meilleure compréhension » :
il y aura toujours un programmant et un déclencheur et l’on peut remonter, comme
cela, très loin. Il nous arrive parfois de remonter de génération en génération,
jusqu’au moment où cette trace mémorielle n’est plus active.
Si je
prends une métaphore, ce serait celle de l’étoile qui brille et qui nous envoie
sa lumière. Lorsqu’elle disparaît, nous pouvons toujours la percevoir, alors
qu'elle n'existe plus, car il reste dans l'espace/temps une trace mémorielle.
L’objectif ici est de remonter suffisamment
loin dans le temps, jusqu’au moment où il
existe encore une empreinte. Ce n'est pas forcément l’origine de l’origine,
puisqu'elle a disparu, mais l'endroit de l'espace/temps où il y existe encore une trace active. C'est cette marque qui nous intéresse
et que nous allons essayer de retrouver. Nous recherchons cette trace mémorielle
encore active : à quel moment est-elle encore inscrite ?
Nous nous
apercevons qu’elle est inscrite sur la ligne du temps de l'individu :

Si
nous partons de l’ici et maintenant, cet encodage actif pourra s'inscrire
dans notre histoire biographique, c’est-à-dire de l’ici et
maintenant jusqu’à ma naissance. Parfois, il s’inscrit à la naissance. Parfois
encore avant : le programmant peut être imprimé en prénatal.
Il peut l’être encore avant, à la conception. Là, nous retrouvons
ce qui a été dit ce matin, avec le projet conscient et surtout inconscient
de mes parents, le sens du projet pour lequel j’ai été conçu. Parfois, c'est
encore avant avec ce que nous récupérons dans le générationnel ou le
transgénérationnel. Mais il peut s’inscrire encore avant, quel que
soit le nom que l’on donnera à cette partie « vie
antérieure », « fantasme »
ou « transposé symbolique » (Voir les travaux
sur le transpersonnel du Docteur Stanislas Grof. Médecin psychiatre
américain d'origine tchécoslovaque, chercheur et professeur
de psychiatrie à l'université John Hopkins et chef de projet
au centre de recherche psychiatriques du Maryland.) Le corps possède cette
mémoire notée quelque part dans la cellule et nous pouvons y accéder. Alors,
nous allons remonter sur la ligne du temps pour essayer de saisir où s'est
inscrite cette mémoire originelle. Cette cause est encore imprégnée, quel
que soit l’endroit où elle se situe.
Tous les
instants sont inscrits dans le même instant. En physique quantique et dans
d’autres travaux où nous retrouvons le même concept, nous pouvons percevoir
que le passé, le présent et le futur sont inscrits dans le même espace-temps.
Notre
cerveau sait tout cela, même si nous n'en sommes pas conscients intellectuellement,
et il stocke ces informations dans des chaînes de neurones. Ces données sont
entreposées dans notre mémoire cellulaire. Le but est alors d'accéder
à cet évènement, de façon à pouvoir doper la compréhension de l’analyse psychosomatique.
Cela va nous permettre d’aller un peu plus loin parce que nous allons rechercher
ces origines et vérifier la validité de l'information en terme de stress inconscient.
Je vais reprendre la métaphore
de l’iceberg. Nous avons l’habitude de représenter le conscient et l'inconscient
sous cette forme.
(Schéma: dans sa partie submergée. Inconscient)
Dans cette partie, l’inconscient
représente tout ce à quoi je n’ai pas accès.
(Schéma dans sa partie immergée.
Conscient)
Pour le conscient, nous pourrions
nous poser la question de savoir ce qu’est, en réalité, le conscient?
L’une
des possibilités de réponse est de constater que le conscient représente la
manifestation de notre mental et de notre intellect permettant la conceptualisation
du monde. Tout ce qui est intellectuel et mental participe de notre mécanisme
conscient. Si je ne m’intéresse qu'aux méandres de mon conscient et que je
cherche des solutions uniquement avec cette partie de mon mental, certes avec
l’intention de faire remonter de l’information de l’inconscient vers le conscient,
il peut arriver, si elle est trop douloureuse, que cette information ne remonte
pas à la surface.
En particulier
si je suis face à la peur, face à la douleur ou face à la peur de la douleur.
À ce moment-là, se met en place un mécanisme de déni bien décrit par Freud et
l’information est bloquée ou transformée. Alors nous ne pouvons mettre en
évidence l’origine du dysfonctionnement.
Une des
questions qui s'est posée à moi, lors de mes travaux de recherches, était
de trouver comment accéder à cette information. Après recherche, à mon grand
étonnement, plusieurs techniques le permettent. J’ai retenu le testing neuromusculaire
de précision, car il nous autorise une plus grande rapidité dans la recherche
d’informations.
Il permet surtout une réponse cognitive immédiate
qui émerge de l'individu. À ce moment-là, ce n’est plus le praticien qui
dit à son consultant qu’il est en relation avec telle ou telle problématique,
mais il va vérifier si les hypothèses émises résonnent avec la mémoire cellulaire
en terme de stress. S’il n’y a pas de résonance avec cette mémoire cellulaire,
nous aurons un testing neuromusculaire sans stress et donc verrouillant. Le
muscle exécutera son programme selon la loi de Newton (toute action a une
réaction) : si j’appuie sur un muscle, celui-ci se verrouille et se bloque.
Par contre, face à un stress ou à un sur-stress, le muscle se déverrouille.
Quand
j’étais enfant, je ne comprenais pas pourquoi lorsque l'on voulait annoncer
une mauvaise nouvelle à quelqu’un, on lui demandait de s’asseoir. Voyez, c’est
le même mécanisme que nous utilisons : si je suis face à un stress, les
propriorécepteurs des muscles se déverrouillent comme des fusibles, des disjoncteurs
dans un équipement électrique pour protéger l’ensemble de l'installation.
C'est
ce mécanisme là que nous allons utiliser.
Grâce
à cet « outil », nous allons contourner le mental conscient pour
rechercher des informations stressantes dans l'inconscient.
Même là dans l'inconscient, nous sommes
face à différents niveaux.
(Complément d'infos sur le schéma de l'iceberg)
Nous pourrions
dire que cette partie de l'iceberg est composée également de deux parties.
La partie supérieure est celle de l’inconscient pouvant être mis à jour, avec
entre autres, le « testing neuromusculaire
de précision ». Mais si les infos sont plus en profondeur, alors
nous utiliserons le test de « Métagamma ». Celui-ci nous permet d’accéder à des renseignements
inscrits dans des zones beaucoup plus profondes de l'inconscient.
Si certains
d’entre vous sont suffisamment dans l’ouverture pour accepter cette possibilité,
il est également possible d'aller chercher des informations qui ne sont même
plus dans cet iceberg. C’est ce que j’appelle les « trous
noirs », c’est-à-dire
des informations concernant mon histoire « passée/présente/et à venir »,
absorbées et transposées dans l’hologramme de l'univers au-delà de notre être
matériel.
Le but
est de remonter suffisamment loin dans l’origine du dysfonctionnement, de
comprendre en quoi ce fut une solution pour le cerveau d'installer ce processus
et surtout, d'aller au-delà de la compréhension intellectuelle pour répondre
à l'interrogation :
« J’ai
compris pourquoi j’ai eu un dysfonctionnement
dans mon corps, mais qu’est-ce que j’en fais ? », ou bien, autre hypothèse
: « je ne peux pas avoir d’enfants parce que ma grand-mère n’a eu que
des avortements, mais
qu’est-ce que j’en fais ? ».
C'est
là où notre intervention va permettre d’aller un peu plus loin en proposant
des méthodes de déprogrammation et de re-programmation, de nouveaux softwares
plus adéquats. Nous allons mettre en évidence que le choix mis en place par
le cerveau, à un certain moment, lui appartenant ou non d’ailleurs, est désormais
obsolète. Nous enlevons ce programme et à la place nous en mettons un autre
beaucoup mieux adapté. Dans la plupart des cas, il se passe des choses assez
fabuleuses… Ces mémoires sont sous formes quantiques. On ne peut les voir
au microscope, ni sur la chaîne d’ADN ! Cela se passe à un autre niveau.
Par contre, nous pouvons faire les constats cliniques obtenus.
Ce que
je vous propose, maintenant, c’est de vous présenter par l’expérimentation,
le fonctionnement d'une recherche d’information.
Est-ce
que quelqu’un a envie de faire l'expérience? (Proposition dans le public)
(Une femme se désigne et s'installe sur la table
de soins)
Je ne
sais pas ce que cela va donner!
Nous allons
utiliser un muscle pratique pour la démonstration, le deltoïde antérieur.
En cabinet au quotidien, j’utilise d’autres muscles! Ceci dit, nous pouvons
travailler avec n’importe quel autre muscle du corps. Nous allons donc utiliser
le phénomène dont je vous ai parlé tout à l’heure en rapport avec la loi de
gravitation. Une action entraîne une réaction (Newton).
(Démonstration)
Si je
vous demande de tenir votre bras à 30° dans l’alignement et si nous continuons
notre échange, et bien votre bras tient toujours! (Etonnement)
Pourtant,
je ne pense pas que vous ayez fait quoi que ce soit de spécifique. C’est tout
simplement un mécanisme du cerveau qui, à l’insu de notre conscient,
fait ce que nous lui demandons. Une fois l'information donnée, il exécute.
Je n’ai pas besoin de penser à quoi que ce soit de plus. C’est automatique.
Maintenant,
si je prends contact avec votre bras sans aucune pression, il ne se passe
rien.
Par contre,
si je donne une légère pression sur ce bras, il se verrouille.
Bien entendu
nous ne sommes pas ici dans un rapport de force. L'important, pour la personne,
est de sentir ce qui se passe dans
son corps.
Quand
je prends contact avec le bras, c'est pour qu'un équilibre se mette en place.
Par la suite, si j’impulse une pression…,
puis un peu plus…, là, maintenant je suis à 3 ou 4 kilos…, là, je suis
à 7 kilos…, là, je suis à 70 kilos, cela continue à tenir car le muscle est
verrouillé. C’est normal, à toute « action » correspond une « réaction ».
Faisons
une autre expérience. (S'adressant toujours
à la personne)
Je vous
invite à dire un« oui » franc et clair. Je prends de nouveau contact
avec votre bras comme je l’ai fait tout à l’heure et je donne une légère pression…
j’observe et je prends note que…cela
lâche.
Maintenant,
je vous invite à dire « non ». Je prends de nouveau contact, puis
j’exerce une pression…et je prends note qu’il y a verrouillage du muscle.
Observons
une particularité importante : En réalité, je ne teste pas, je ne fais
qu'un accompagnement de la tonicité du muscle qui, sous la pression exercée,
se verrouille ou se déverrouille en fonction du stress/non-stress provoqué
par l'interrogation posée.
Quand
elle nous dit « oui », j’observe qu’il n’y a aucun verrouillage
du muscle.
Quand
elle nous dit « non », j’observe que le muscle se bloque.
C'est
étonnant, n'est-ce pas ?
Nous pouvons
remarquer qu'en fonction du « oui » ou « non », la réponse
musculaire est différente.
Mais là nous sommes face à un cas particulier… C’est
ce que nous appelons « une inversion
psychologique ».
Je vous
ai dit tout à l’heure que dans notre cerveau, les informations circulaient
par l’intermédiaire des multiples connections élaborées entre nos neurones.
Nous pouvons résumer en réalité notre perception du monde à des décharges
électriques biochimiques. Toujours pas très poétique, mais c’est notre réalité !
Cette électricité est d’ailleurs mesurable. Nous pouvons même à ce jour mesurer
l'intensité de la paroi d'une cellule.
Alors
continuons notre analogie avec un circuit électrique. Dans un circuit électrique,
nous observons un pôle plus et un pôle moins. Dans notre cerveau c’est la
même chose, nous avons des pôles plus et des pôles moins. Dans l’installation
électrique classique d’une maison, si nous mettons du 220 volts, la tension
habituellement utilisée, la lumière s’allume.
Si vous
observez les étiquettes des machines à laver ou des fers à repasser, des tondeuses
électriques ou des perceuses, vous verrez qu’il est souvent noté « 210
– 240 volts». Cela signifie en réalité que votre appareil est capable de fonctionner
de façon optimum sous une tension variant entre 210 et 240 volts.
Dans notre
quotidien, nous faisons tous des stress et heureusement notre cerveau est
capable de les gérer, mais uniquement dans une certaine limite comme pour
nos engins électriques. C'est l'équivalent de ce que nous pourrions appeler
le bon stress. Par contre, si dans notre circuit électrique, nous plaçons
du 380 volts, les disjoncteurs ou ce que nous appelions autrefois les plombs,
prévus pour protéger le circuit, font leurs offices et coupent le circuit
pour éviter que tout explose. Dans notre cerveau, c’est la même chose.
Pourquoi,
dans notre langage courant, dit-on : « Il a pété les plombs »
ou « il a disjoncté »? : Nous pouvons trouver une réponse dans
l'inconscient collectif, car nous savons inconsciemment que notre cerveau
biologique est un vaste réseau électrique.
Alors
reprenons cette analogie. Les fusibles ou les disjoncteurs sont là pour protéger
l’ensemble du système. Dans notre vie, c'est la même chose, ce sont nos propriocepteurs
musculaires. Si nous manifestons un sur-stress, il y a déverrouillage des
muscles.
Ceci est
une information importante : à cause d’un principe binaire universel,
dans une attitude dominant/dominé que nous retrouvons dans la nature, nous
pouvons quelquefois dans la pratique être leurré par une réponse induite par
ce précepte.
La partie
inconsciente du mental de Marie Christine (notre participante) a peut-être voulu me faire plaisir. Afin de vérifier
si nous ne sommes pas coincés dans ce système, nous allons renvoyer psychologiquement
la personne à elle-même dans une deuxième proposition de test.
Mais avant
de continuer, prenons en compte cette information comme étant extrêmement
importante.
Suite
à ma demande, par son « OUI », la personne implique un schéma équivalent
aux 220 volts, représentant la norme. Nous devrions alors avoir une réponse
musculaire forte. Pourtant là, dans ce cas, nous observons que son muscle
nous donne une réponse faible. A contrario, quand la personne pose son »NON »,
équivalent aux 380 volts, nous avons une réponse musculaire forte alors que
nous devrions avoir un test faible. Cela nous renseigne et nous confirme qu’il
y a bien une « inversion psychologique
»
Normalement
OUI = non-stress = Muscle fort
NON = stress
= Muscle faible
Chez Marie-Christine
OUI = stress
= Muscle faible
NON = non-stress = Muscle fort
Autrement
dit, tout ce qui est bon pour
« Marie-Christine » génère
du stress.
Nous allons
faire le second test pour mettre
en évidence la cohérence du premier test.
Pour vérification,
de nouveau, je demande à votre cerveau un test neutre. Le bras tient. Le test
n’est qu’un accompagnement de la réponse du cerveau.
Maintenant, je vais vous demander de penser à quelque chose qui vous fait plaisir.
(Deuxième expérience pour vérification
de la cohérence du premier test. Cette fois ci la personne est face à elle-même).
Je prends
contact et je fais comme tout à l’heure, j’accompagne (Le bras
ne tient pas). Elle a relevé le bras parce qu’elle s’est aperçue que cela
ne tenait pas. Nous pouvons toujours mettre de la force physique, mais cela
n’est pas un verrouillage du muscle.
Maintenant,
vous allez penser à quelque chose que
vous n’aimez pas. Je prends contact et je teste (Le bras tient).
Son cerveau
est en train de nous exprimer que, quand elle est à 220 volts, c’est-à-dire
que quelque chose lui fait plaisir, cela génère du stress alors que quelque
chose qui ne lui fait pas plaisir ne génère pas de stress. En gros, plus elle
sera dans des dispositions lui apportant du bien-être, plus elle sera en stress.
C'est l’un des mécanismes verrouillant
du dysfonctionnement. Vous pouvez voir les praticiens les plus performants
dans leur technique, si vous êtes inversé, cela ne fonctionnera pas ou mal.
Il est donc important, voire essentiel, avant de travailler sur une problématique,
de vérifier ce type de verrouillage négatif. L’expérience en cabinet nous
montre que 40 % des individus sont dans ce système de déni. C’est un processus
inconscient verrouillant qu’il est bon de mettre en évidence.
Nous allons
progresser vers un troisième niveau.
Je vous
invite à mettre votre bras dans l’alignement pour augmenter le taux de fiabilité.
Merci!
Maintenant,
je vais m’adresser directement à votre
cerveau et je vais lui demander, au-delà de ce que vous pensez, de nous
montrer, pour lui, ce que représente un « oui » clair, net et sans
ambiguïté (Le bras
ne tient pas).
Puis,
je vais lui demander maintenant de nous montrer ce qu’est pour lui un « non »
clair, net et sans ambiguïté. Je prends de nouveau contact, je teste par accompagnement
(Le bras tient).
Nous confirmons bien ici que, sur les trois
niveaux de test, nous avons une cohérence des réponses du cerveau, matérialisée
par la tonicité du muscle qui nous sert de médias. La première fois, nous
demandons quelque chose, mais le cerveau peut nous tronquer l’information.
La deuxième fois, la personne est en présence avec elle-même et la troisième
fois, nous demandons directement au cerveau. Vous pouvez observer que là,
nous avons une cohérence entre les trois propositions.
Ici, nous
sommes dans un processus particulier qui est celui de l’inversion psychologique. « Il serait judicieux pour vous,
Marie-Christine, d’apporter une solution à cette situation. Tant que
vous êtes dans ce mécanisme, si vous avez une difficulté ou une problématique
particulière, il sera beaucoup plus difficile pour vous d’en sortir ».
Vous avez
compris que, normalement, un muscle fort donne une réponse positive. C’est
un mécanisme binaire. Un muscle faible donne une réponse « non ».
Là, nous sommes dans des réponses inversées.
Marie-Christine, je vous propose de faire une nouvelle
expérience juste pour démontrer ce mécanisme. Nous allons reprendre le test
et je vous invite à me dire:
« Je veux
mener une vie heureuse ».
Participante : Je veux mener une vie heureuse.
Philippe Bertholon : Je prends contact avec votre
bras et je teste par accompagnement (Le
bras tient). Ça tient ou ça ne tient pas ?
Participante : Ça tient.
Philippe Bertholon : Ça tient. Donc, cela signifie ?
Participante : Oui. (En réalité le cerveau
répond non, puisque les réponses sont inversées).
Philippe Bertholon : C’est ce qu’on appelle un mécanisme
de déni. C’est classique, assez courant.
Redites-moi « oui »
Je prends contact et je l’accompagne (Le
bras ne tient pas).
Redites-moi « non »
Je prends contact, je teste (Le bras
tient).
(Voir plus haut le schéma de Marie-Christine).
Dans le cas présent, pour une
meilleure compréhension de la personne, je vais faire comme dans mon cabinet :
je note sur le tableau les réponses afin que Marie-Christine puisse avoir
un support visuel.
Maintenant, vous allez me dire
« Je veux mener une vie misérable ».
Participante : Je ne veux pas le dire. Il faut
que je le dise ?
Je veux mener une vie misérable (Le bras ne tient pas). (En réalité le cerveau répond oui, puisque
les réponses sont inversées).
Philippe Bertholon : Ne vous mettez pas en stress.
60 % des gens sont comme vous. Nous pouvons toujours en rire.
Regardez ce mécanisme du mental
qui, consciemment, dit « Je veux mener une vie heureuse » et qui
ne représente que 1/10 de l’iceberg c’est-à-dire la partie émergée. Alors
que 9/10 de l’iceberg, c’est à dire la partie submergée dit non, « je
veux mener une vie misérable ». Vous comprenez l’importance de la mise
en conscience de ce processus de déni?
Je vous
propose une nouvelle vérification avec un autre participant. Une autre personne
veut-elle faire l’expérience ? Au fond peut-être ?
(Dans
l’attente d’une nouvelle personne)
Au fur
et à mesure que nous déroulons les séances, quels que soient les outils ou
les disciplines, l’objectif premier est de faire émerger de nouvelles mises
en conscience. Le but est de trouver des informations permettant une mise
en conscience opérante. La clef de toute démarche approfondie passe
par la mise en conscience des ressentis : dans la mesure où nous mettons en
évidence le programmant, nous pouvons trouver et mettre en place des solutions.Si
nous ne savons pas où trouver le programmant, nous ne pouvons proposer de
solution vraiment efficaces. À ce moment-là, notre cerveau qui ne reconnaît
que ce qu’il connaît, continue à tourner en rond prisonnier de son ancien
schéma. Le but ici est de chercher cette information pour une mise en conscience
de l’origine de la problématique afin d’y apporter une solution consciente.
A ce moment-là,
soit vous êtes capables et aptes à mettre cette solution en place, soit vous
ne pouvez y arriver à cause des bénéfices secondaires. Alors vous restez dans
votre difficulté, avec votre dysfonctionnement, mais cela vous appartient.
Je vous
partage l’exemple d’une personne dont la déprogrammation de la problématique
passait par le pardon dans une histoire de violence sexuelle dans l’enfance.
Cette personne me dit qu’elle ne pardonnera jamais. Cela lui appartient! Mais
au moins, cela a été mis en conscience. La personne veut ou ne veut pas, peut
ou ne peut pas, mais de toute façon cela lui appartient, car vous ne pouvez
pas faire le travail à sa place.
Quand
nous nous situons dans la zone la plus basse de l’iceberg, dans les tréfonds
de notre inconscient (Démonstration sur le schéma), le test musculaire
classique ne nous permet pas d’accéder à cette information. Elle peut être
si douloureuse qu’elle s’enfouit encore plus en profondeur. Vous pouvez penser
que si elle est là, c’est qu’il y a une bonne raison à cela; c’est vrai. Mais
il y a une déontologie absolue dans cette pratique : on accèdera à cette information uniquement et seulement avec l’autorisation
du cerveau. À ce moment-là, il ne s’agit plus de l’autorisation consciente,
mais de celle de l’inconscient. Nous poserons la question avec le test comme
nous venons de le faire pour demander au cerveau si nous pouvons aller dans
cette zone ou non. S’il nous dit « non », nous respectons sans condition
et nous reportons dans le temps la possibilité d’accès à cette information.
Ce n’est plus de votre responsabilité. Par contre, à partir du moment où nous
avons l’autorisation de rechercher cette information, nous utiliserons un
autre type de test, le « Métagamma ».
Participante : Est-ce que tout le corps physique
représente l’inconscient?
Philippe Bertholon : Si vous posez la question, c’est
que vous avez la réponse. Bien sûr : le corps est fait de cellules et
la cellule est porteuse de toute l’information du corps.
Cette
fois-ci, nous allons prendre les deux
bras pour effectuer ce nouveau test. Nous allons commencer par un test
de force pure qui va servir d’étalonnage.
J’aimerais
faire ce test avec un participant très fort afin de démontrer que cela n’a
rien à voir avec la force physique.
(Un nouveau participant est sur la table).
Je vais
appuyer très progressivement et vous, vous résistez de toutes vos forces.
Ensuite je vais poser une question au cerveau en lui spécifiant que je vais
faire un test de Métagamma. Son cerveau ne sait pas ce que cela signifie,
mais, de cerveau à cerveau, l’information passe. Son cerveau va aller puiser
l’information dans le mien. Je vais lui demander s’il existe un traumatisme
de naissance. S’il n’y en a pas, le test sera fort. Par contre, aussi puissant
que puisse être l’individu, s’il y a vraiment un traumatisme, cela ne tiendra
pas.
Je demande
à votre cerveau « Test de force
pure » (Les bras testent forts).
Je demande
à votre cerveau « Test de Métagamma
sur un traumatisme de naissance ».
Et j’y
vais (Les bras testent faibles).
Même si
vous avez fait un travail personnel, il y a toujours un traumatisme de naissance.
C'est quand même un moment de passage particulier. De ce fait, à moins d’avoir
fait un travail de nettoyage précis à ce niveau-là, la plupart du temps, nous
trouvons une trace mémorielle traumatique inscrite en profondeur. Merci Monsieur
pour votre participation.
Je propose
d’expérimenter de nouveau avec un autre participant.
(Une autre personne s’installe sur la table)
Je vais
vérifier le test neutre en appuyant légèrement. (Le muscle se verrouille.)
Maintenant,
dites-moi « oui » Je
prends contact et je l’accompagne.
Dites-moi
« non » Là, ce qui s’est
passé, c’est ce que nous appelons une sur-énergie. La personne a un tel mécanisme
de défense que, au lieu de déverrouiller vers le bas, elle déverrouille vers
le haut. Comment vous appelez-vous ?
Participante : Lara.
Philippe Bertholon : Je vous invite à me dire « Je
m’appelle Lara » et moi, je vais tester si son inconscient est d’accord
avec la signification de son identité.
Je prends contact et j’accompagne
(Le bras teste faible, ce qui signifie que son inconscient
lui dit « non je ne m’appelle pas Lara ») (Etonnement).
Un test est un accompagnement
de la réponse neuromusculaire. Plus l’accompagnement est léger et progressif,
plus le taux de fiabilité est grand. Je vous invite maintenant à me donner
un deuxième prénom féminin.
Participante : Gisèle.
Philippe Bertholon : Nous allons voir comment répond
l’inconscient face à ce nouveau prénom féminin. Moi, je ne veux rien. Je ne
fais qu’accompagner la réponse de l’inconscient.
Je teste. (Le bras teste faible).
J’aimerais que vous nous donniez
un troisième prénom féminin.
Participante : Zofia
Philippe Bertholon : Si vous êtes observateur, vous
avez certainement déjà pu voir se manifester la réponse avant même que je
teste. Il y a eu une réaction de sur-énergie très nette.
À trois reprises, votre cerveau
nous signifie qu’un prénom féminin ne lui convient pas. Alors je vous propose
que l’on renouvelle l’expérience avec des prénoms masculins.
Participante : Je m’appelle Serge.
Philippe Bertholon : Je prends contact et je teste.
(Le bras teste fort) Donnez-nous
en un deuxième.
Participante : Sébastien.
Philippe Bertholon : Je prends contact et je teste.
(Le bras teste fort) Un troisième.
Participante : Larry
Philippe Bertholon : Un autre.
Participante : Elvis
Philippe Bertholon : Quand je teste, tous les prénoms
féminins testent faibles et les prénoms masculins testent forts!
Bienvenue au club de ceux qui
sont en difficulté et en dualité avec leur identité. C’est l’un des « mécanismes de sabotage » prioritaire
avec « l’inversion psychologique ».
70 % des individus sont concernés.
Mon objectif
n’était pas de faire une représentation spectaculaire, mais simplement de
vous permettre de prendre conscience que ce que vous croyez « être » dans votre mental intellectuel
conscient ne l’est pas forcément dans votre inconscient. Si nous sommes imprégnés
par ce fonctionnement, nous sommes dans le déni de notre identité sexuée.
(S’adressant toujours à Lara) Imaginez
que vous avez une difficulté ou une problématique particulière. Vous trouvez
une solution satisfaisante pour vous sortir de cette entrave et votre cerveau
inconscient ne sait pas qui il doit réparer : Est-ce Elvis? Est-ce Lara? Il
ne sait pas! Cela vous demande à ce moment-là une action de réactualisation
de l’information pour que votre cerveau puisse fonctionner sur le programme
féminin « Lara » et non pas masculin « Elvis », de façon
à être en accord avec votre moi profond. Il s’agit simplement par cet exercice
de mettre en évidence par un transposé symbolique la dualité du côté homme
et du côté femme dans votre inconscient. Mais cela peut aller encore plus
loin. Dans ces histoires d’identité, nous avons bien sûr la notion du masculin
et du féminin, mais aussi de masculinité et de féminité, de paternité et de
maternité. Il peut y avoir également une notion d’identité en termes de « Je
ne peux pas exprimer mon identité parce que je suis la femme de… ». Si,
par exemple, je suis la femme du médecin, du notaire ou du notable, je ne
me retrouve plus dans mon identité propre, fondue dans l’ombre de l’autre.
De plus, vous nous avez donné le prénom de « Gisèle ». Nous pouvons
soupçonner et émettre l’hypothèse que vous êtes en train de manifester la
mémoire de quelqu’un d’autre dans votre clan. Il vous est donc difficile à
ce moment-là de manifester votre « propre identité », surtout si
vous devez vivre la vie de quelqu’un
d’autre. (A vérifier par un travail
en profondeur) Note de l’auteur.
Je vous
propose de faire une dernière démonstration …avec un homme cette fois-ci.
(Une nouvelle personne s’est installée sur la table)
Pour la
démonstration, nous allons utiliser un autre muscle.
Vous allez
replier votre jambe et je vais tester sur un muscle beaucoup plus fort que
le deltoïde, à savoir psoas et quadriceps.
Je vous
invite à me dire « OUI ».
Vous sentez que c’est bloqué?
Maintenant,
je vous invite à me dire « NON »,
et votre muscle se déverrouille.
Nous allons
reprendre avec les deux bras et je dis à votre cerveau « test de force pure ».
Vous pouvez
constater qu’à un moment donné, il s’est mis en sur-énergie : cette fois-ci
le but est d’être en force, en résistance physique pure et non en sur-énergie.
Cela signifierait que, déjà, il y a un sur-stress.
Maintenant,
je dis à votre cerveau: « Test
de Métagamma sur un traumatisme transgénérationnel ». Vous résistez
de toutes vos forces (Les muscles testent
faibles).
De nouveau
je dis : « Test de force
pure » (Les muscles testent
de nouveaux forts).
Cette
démonstration est là pour que vous constatiez simplement par vous-mêmes que
cela n’a rien à voir avec la force physique. Grâce au test de Métagamma, s’il y a un trauma inconscient,
nous allons pouvoir le mettre en évidence au-delà du processus conscient,
et après un travail d’approfondissement mettre en connaissance la problématique.
Débat.
Participant : Au départ, vous avez parlé des mémoires. Comment
fait-on pour les enlever?
Philippe Bertholon : Cela fait partie justement de
la pratique en Métakinébiologie®.
Nous allons utiliser des techniques particulières nous permettant la déprogrammation
de ces mémoires et la programmation de nouveaux fonctionnements.
Nos cerveaux ne m’ont pas attendu
pour que cela se passe tout seul dans notre quotidien (rire de la salle) : cela se fait
souvent naturellement. Mais cette technique nous permet d’aller beaucoup plus
loin lorsque les mécanismes de changements et de réactualisations d’informations
sont verrouillés et bloqués. En premier lieu, il y a recherche de l’origine
du dysfonctionnement, mise en conscience, et ensuite technique de déprogrammation.
Participant : J’ai l’impression que cela va être une question–réponse!
Le blocage peut venir de nous parce que nous ne sommes pas crédibles avec
ce que nous voulons, avec la phrase que nous voulons dire, avec nos idées.
Une fois que l’on a pris conscience de cela, est-ce que l’on est capable d’aller
dans cette direction tout seul ? Est-ce que l’on peut se convaincre soi-même ?
Philippe Bertholon : Cela va beaucoup plus loin.
Le sujet est tellement vaste qu’il est très difficile de tout aborder en une
heure et demie. Vous avez dit une première chose « par rapport à soi-même »,
mais, des fois, ces mémoires ne nous appartiennent pas. Si c’est générationnel
ou transgénérationnel, ce sont des mémoires/programmes qui ont été inscrites
en nous. Il peut s’agir également de mémoires de races, de peuples… nous pouvons
être porteurs de cela.
En 2001, lors du premier stage
que j’ai fait avec Salomon, il y a eu des déprogrammations très lourdes. Il
s’est passé des phénomènes peu ordinaires sur des déprogrammations de mémoires
des Juifs polonais inscrites dans une personne. Parfois, il est très difficile
de définir où se situent ces mémoires (Voir les travaux de Rachel Yehuda,
école de médecine du Mont Sinaï). La deuxième partie de
la question est de savoir si l’on peut le faire seul ou pas? Cela est très
individuel, mais il est toujours difficile « d’être juge et partie »
comme l’on dit dans le langage courant.
Participant : Par rapport à notre langage qui est décalé en fonction
de ce que nous sentons, de ce que
nous voulons vraiment.
Philippe Bertholon : Une fois encore tout dépend
de l’individu. Chaque être est un cas particulier. Pour certains, la mise
en évidence et la prise de conscience sont suffisantes.
Pour d’autres, il est nécessaire de faire un travail effectif de déprogrammation
et de reprogrammation. De toute façon, il est bon de prendre en compte, qu’au-delà
du praticien, le dénominateur commun c’est le cerveau. À chaque fois, nous
allons demander si la cause est toujours active ou non. Après certaines corrections,
il est possible que cela n’ait pas fonctionné. Il est important d’être clair
avec soi-même. Nous faisons ce que nous pouvons, du mieux que nous pouvons.
Mais si cela n’a pas fonctionné, cela ne veut pas dire que nous n’avons pas
bien fait notre travail : cela veut simplement dire que le basculage
ne s’est pas réalisé. À ce moment-là, nous allons recommencer ou nous chercherons
une autre technique, une autre pratique, une autre façon d’aborder la chose
pour provoquer ce basculement positif.
Participant : Ma question va faire intervenir Jean-François et
l’astrologie. Est-ce qu’il y a certains moments plus propices pour ces déprogrammations ?
Philippe Bertholon : Pour moi, il n’y a pas de temps
précis. Il peut, peut-être, y avoir des moments plus propices. Ce sont simplement
des portes qui s’ouvrent à des moments donnés. Il faut saisir ces opportunités
dans l’observation de ce que la vie nous donne à vivre dans le quotidien.
C'est ce que l’on appelle des synchronicités (Voir les travaux de Carl Gustav
Jung). Je vais me trouver face à une synchronicité à un moment de l’espace-temps.
À moi d’identifier ce que ces signes, ces parenthèses peuvent m’indiquer comme
informations pour essayer de rebondir dessus. En collaboration avec l’astrologie,
il peut y avoir une période plus propice. Mais la plupart du temps, ce sont
justement ces périodes qui peuvent me mettre face à mes difficultés. A moi
d’en saisir le « sens » pour progresser et évoluer.
Jean-François Berry : Par rapport à cela, en fait,
les rendez-vous planétaires sont pour toute la planète Terre. C’est comment
chacun de nous va résonner à cela. On peut y résonner en étant très ouvert
et cela peut produire des synchronicités ou simplement un climat plus propice
et favorable de transformation ou, au contraire, de fermeture. C’est en fonction
de l’individu.
Participant : Avec la méthode de fascia thérapie, nous suivons
le mouvement des fascias. À un moment donné, nous avons le point d’appui.
Là, il y a un dialogue qui se fait.
Philippe Bertholon : Je vous ai dit qu’il y a de
nombreuses techniques qui nous permettent d’avoir ces informations. Les fascias
sont l’une de ces techniques. Mais le dialogue dont vous parlez n’est pas
verbal. Si vous posez les mains sur un quadriceps et si vous demandez au cerveau
ce qu’est un « oui », vous allez avoir un mouvement particulier.
Il suffit de l’observer et de noter ce mouvement. Vous demandez au cerveau
un « non » et vous allez avoir un autre mouvement. Vous allez pouvoir
poser les mêmes questions et percevoir les mouvements et ainsi avoir les mêmes
réponses. Mais il y a une grosse nuance entre ces deux techniques : les
fascias ne sont pas cognitifs pour la personne. Vous allez avoir la réponse
en tant que praticien, mais pour la personne cette réponse vient de l’extérieur.
A partir du moment où la réponse est ressentie sans ambiguïté par le consultant,
il n’y a plus de doute. Cette information vient de l’intérieur, et elle est
cognitive. Ce qui est important, ce n’est pas simplement d’avoir l’information,
mais c’est de voir qu’elle vient de l’intérieur et qu’elle n’est pas à remettre
en cause puisque c'est moi-même qui l'exprime. Nous pouvons avoir les
mêmes informations avec le MRP de l’ostéopathie. Mais là encore, le consultant
ne ressent pas les réponses. Là est toute la différence.
Participant : Il n’y a pas de verbalisation. Il n’y a pas de
question. On a l’impression que la guérison, l’auto-guérison se fait toute
seule, que le corps va chercher lui-même, très profondément, sa solution.
Philippe Bertholon : Est-ce que c’est au niveau symptomatique
ou est-ce que c’est la cause ?
Participant : Il y a une mise en conscience après. Il y a formulation
d’un changement, mais il n’y a pas de question précise.
Philippe Bertholon : C’est autre chose.
Participant : Est-ce qu’une naissance peut être non traumatisante ?
Philippe Bertholon : A ma connaissance non. Elles
sont toutes traumatisantes, mais à des degrés très différents.
Participant : Ça veut dire que si une naissance est traumatisante,
on est tous inversés?
Philippe Bertholon : Pas nécessairement, heureusement,
mais cela va générer des comportements particuliers. Si je suis né au forceps
par exemple, nous allons avoir des archétypes qui se reproduisent. Ce n’est
pas la même règle pour tout le monde, mais ce sont souvent des gens qui sont
un peu « prise de tête ». Au travers de leur expérience, il y a
eu manipulation, ce sont des gens qui très souvent supportent très mal la
manipulation, mais en revanche, ils ont tendance à manipuler leur entourage.
Attention, ce que je suis en train de dire n’est pas forcément négatif, ce
n’est qu’un constat.
Participant : Et une naissance par le siège ?
Philippe Bertholon : Il peut y avoir de nombreuses
réponses, mais il y a une situation que j’ai retrouvée fréquemment. Elle va
illustrer ce dont on a parlé précédemment: en
quoi est-ce une solution pour mon cerveau archaïque que de naître par le siège ? Cette naissance a un « sens » À partir du moment où je commence
à sortir, si je sors la tête, on ne sait pas qui je suis en tant qu’individu
garçon/fille. Par contre si je sors par le siège, on est renseigné de suite
(rire de la salle) On retrouve régulièrement
dans les naissances par le siège une problématique de dualité face à son identité
profonde : Est-ce que l’on m’a désiré ? Est-ce que l’on m’a attendu ?
Est-ce que l’on m’a accueilli ? Est-ce que l’on m’a accepté ? S’il y avait
un déni total par rapport à cette grossesse et qu’en plus de cela, nous n’arrivons
pas dans le sexe qui avait été projeté par les parents de façon consciente
ou inconsciente, la solution du bébé est de sortir, pardonner moi l’expression,
en montrant son « cul » pour signifier qui il est. L’expérience a démontré que,
en identifiant cet état de fait dans les dernières semaines avec un bébé mal
positionné, si nous lui exprimons avec un amour véritable que nous l’acceptons
tel qu’il est, souvent, il se retourne.
Participant : En tant que naturopathe, avons-nous la possibilité
d’utiliser le test pour le choix d’un produit, d’une huile essentielle…etc?
Philippe Bertholon : On peut en effet sélectionner
ce type d’information mais attention, uniquement en terme de stress / non
stress face à la substance.
Participant : Je voulais savoir si le muscle indicateur positif,
donc le « oui », correspondait à ce dont la personne a besoin ou
est-ce le muscle indicateur négatif?
Philippe Bertholon : Alors tout cela fait partie
de la pratique. Tout dépend du protocole que nous allons poser à la base.
Il est essentiel avant tout de vérifier si la personne n’est pas en inversion
car, dans ce cas, vous allez avoir l’inverse de ce que vous souhaitez tester.
Ensuite, il est important de prendre en compte que le testing neuromusculaire
ne sert pas à faire de la voyance ou de la divination. Il ne mesure en réalité
que des niveaux de stress dans le cerveau. Donc, par rapport à un choix de
substances, vous devez faire votre travail de naturopathe, vous sélectionnez
vos deux ou trois remèdes correspondant à votre démarche et ensuite vous allez
pouvoir tester celui qui résonne le plus au niveau vibratoire pour la personne.
Participant : Par exemple il y a des listes de 1 à 50. Est-ce
que cela signifie que le numéro qui ressort est le numéro qui correspond ?
Philippe Bertholon : Si vous avez posé le protocole
comme cela, alors la réponse sera en rapport avec la façon dont vous avez
posé les choses. C’est une interaction de cerveau à cerveau. J’utilise beaucoup
les fleurs de Bach et l’on peut constater la véracité du choix de la quintessence,
simplement par testing. Il suffit de procéder par niveaux et c’est assez étonnant.
Participant : Je suis kinésiologue donc je connais les tests,
sauf le Métagamma. Je voulais savoir
comment vous avez été amené à le mettre en place et dans quelles circonstances
vous l’utilisez.
Philippe Bertholon : Il y a une base qui existe dans
la technique de Blue Print qui est le Gamma 2. Avec une autre personne, collègue
et ami avec qui j’ai travaillé, nous avons mis au point et rajouté un test
en flexion/extension et un test en extension/flexion qui nous permet de mettre
en évidence la suppression de l’information dans le « bio-computer ».
Reprenons si vous le voulez bien
la métaphore de l’ordinateur. Dans le test normal, l’information est dans
l’ordinateur, il suffit de faire « rechercher » pour la retrouver.
Si par contre l’information a
été supprimée et envoyée dans la poubelle, celle-ci n’a pas forcément été
vidée et nous pouvons la récupérer, toujours en s’aidant de notre précieux
testing.
Avec le « Métagamma »,
nous avons un test où l’un des bras est en extension alors que l’autre est
en flexion. Par cette procédure spécifique, nous allons mettre en évidence
toutes les autres formes de ce que nous appelons la « cécité
spécifique inconsciente » ou « mécanisme de déni »,
c’est-à-dire les informations qui ont été occultées et/ou supprimées.
L’autre procédure de test dans
le Métagamma va nous permettre d’accéder à l’information qui n’existe même
plus dans l’ordinateur. Ce sont ces informations personnelles qui ont retrouvé
les archives de l’hologramme de l’univers.
Certains détracteurs diront que
ce sont des zones dans lesquelles il ne faut pas aller. Je travaille et nous
travaillons pourtant avec cela depuis plusieurs années et nous constatons
simplement et avec humilité les résultats. Encore une fois, je le répète,
ce n’est pas la panacée universelle, mais cela nous apporte des informations
complémentaires pour une mise en conscience en profondeur et ainsi obtenir un plus grand soulagement.
Merci pour votre présence, votre
écoute et bonne journée à tous.